Atelier Reve de Verre 52

 

Et qui est-il, ce maître verrier, ce magicien qui joue avec la couleur et maîtrise la lumière ? Son apprentissage et son initiation ne s'attachent pas à la confrérie des bâtisseurs, il n'appartient pas au compagnonnage des Enfants de Salomon, ni des Enfants de Maître Jacques, ni des Enfants de Maître Soubise. Et pourtant il a la connaissance de la transmutation de la matière, de la chimie des couleurs et de l'art du feu. Son statut lui permet de porter l'épée, privilège du chevalier, aura-t-il été “adoubé” ?

 

Ce maître de la lumière est son propre maître, il est le dernier maillon de la chaîne de la construction de l'édifice. Il vient apporter la touche finale, il pose son oeuvre, sa création, ses murs de lumière sont les joyaux de cet espace, qi resplandissent telles des pierres très précieuses, comme une pierre de jaspe cristallin... 

 

Voilà pourquoi tous les chemins mènent à la lumière, que nous soyons profanes ou éclairés, nul ne peut pénétrer dans la plus petite et plus sombre des chapelles sans élever son regard vers ces fenêtres que des mains spirituelles et rugueuses ont comblé de messages colorés. Ces vitraux qui viennent fermer l'édifice sont des fenêtres qui s'ouvrent sur de multiples réflexions.

Eve Luszpinski

 

 

Atelier " Rêve de Verre 52"

Elisabeth FRANCOIS - ROBERTY     vitrailliste

 

_____________________

 

 

création et restauration de vitraux d'art
• stages d'initiation
• visites groupes découverte du vitrail

 



Vitrail
Quand la lumière dort,
que fais-tu vitrail ?

J’étoile les ailes ouvertes
des papillons
J’égrène les étincelles
des paupières
Je berce la main qui soude
les songes de demain
J’apaise la peine des yeux
avant qu’ils cisèlent

Que fais-tu verrier
quand la lumière dort ?

J’attends le silence de l’aube
la bordure du matin
Je veille la braise
qui fond le plomb comme l'eau
Je signe, tremblant, mon nom
à l’encre de soie
Je sens le soleil qui traverse
la couleur du cœur
.
Gilles Bourdeau

Tracés
Ombres et lumière


Des contrastes en demi-teinte
Aux ombres et lumières des forges,
L’esprit sertit ses empreintes
De mille reflets. L’homme y loge

Les joies, la clarté sereine,
Les épaves aux cœurs échoués,
Les sentiments qu’on a peine
A reconnaitre, avouer.

Les conflits sombrent en méprises ;
Aspirant à la délivrance,
Le blanc, le noir, se réduisent
Sous le voile à la transparence.

Un même rayon, tout en puissance,
Ordonne te gagne le mental,
Inspire l’intelligence,
L’esprit des règles morales.

L’essentiel des cathédrales
Passe à travers le vitrail,
Eclairant l’œuvre et le travail.
Restaurons de l’Art l’idéal !

(Patrick Carre)